L'hébergement d'urgence à Nantes, un défi pour demain...

L’hébergement d’urgence social tel qu’on le conçoit aujourd’hui n’est plus adapté. II ne devrait d’ailleurs plus être en rapport avec la saison, mais simplement une volonté d’apporter de la dignité et permettre un accompagnement social à tout individu qui se trouve en situation de détresse, quelque soit la période de l'année. A Nantes comme ailleurs, il va falloir imaginer un projet social différent pour les personnes en grande précarité.

Nantes n’échappe pas aux difficultés de gestion et de prise en charge des personnes en précarité sociale, malgré des moyens existants, mais qui ne sont plus à la hauteur des besoins.  Nantes se doit d’imaginer des formes nouvelles d’hébergement et un travail en réseau spécifique des différents intervenants. Bon nombre de personnes ne trouvent pas de place d’hébergement en foyer et de ce fait se tournent vers des squats ou le hall d’accueil des Urgences la nuit, sans compter  celles qui restent dans la rue. De plus en plus de jeunes se trouvent dans cette situation, avec les conséquences qui en découlent quand cela perdure dans le temps. Les associations et le Samu Social font ce qu’ils peuvent avec les moyens mis à leur disposition, avec souvent des difficultés notoires. Mais cela risque de devenir encore plus tendu dans les mois qui viennent et dans les prochaines années. L’innovation sociale doit ici aussi trouver toute sa place. Il faut arrêter de multiplier les structures d’hébergement et d’accueil dans différents secteurs de la ville, afin de faciliter la prise en charge, la gestion et le suivi social des bénéficiaires. Cela passe par la construction d’un centre d’accueil digne de ce nom, avec des moyens financiers en rapport avec son fonctionnement. Il faut par ailleurs mettre en place des actions transversales de prise en charge entre le Samu Social, la Permanence d’Accès aux Soins de Santé (PASS), les associations et les services d’urgences médicales. Ce centre d’hébergement d’urgences  « nouvelle génération » devrait d’ailleurs se trouver à proximité du futur CHU si ce projet se concrétise, afin de gérer le flux d’accueil des personnes en souffrance social dont la place n’est pas aux Urgences. Cela doit être un défi  social à relever pour notre ville.

Voir aussi l'article intitulé : Problèmes d'hébergement et précarité sociale à Nantes

Un parking de bus au Parc de la Roche, quelle centralité pour les voyageurs !

Une nouvelle fois Nantes Métropole et la ville de Nantes accompagné du département, ne prennent pas une bonne décision d’aménagement, en voulant installer un parking pour les cars à proximité du Parc de la Roche sur le secteur Malakoff. Comme je l’écrivais dernièrement dans un article relatant la révision du plan de sauvegarde et de mise en valeur de Nantes (PSMV) en cours de révision, il est nécessaire d’aménager une nouvelle gare routière pour l’accueil des cars et des voyageurs dans la 6ème ville de France. La gare existante étant devenue inexploitable pour les compagnies de transports terrestres, avec un nombre de destinations au départ de Nantes qui a considérablement augmenté depuis la loi Macron autorisant les transports nationaux. Ces compagnies proposent d’ailleurs leurs départs dans différents endroits de la ville, faute d’une gare aménagée et adaptée. Une nouvelle gare routière permettrait également une meilleure connexion  du réseau métropolitain avec les cars régionaux et les transports Lila sur le département de la Loire-Atlantique.

Le Parc de la Roche a quant à lui besoin d’un aménagement pouvant accueillir les Nantais et les Nantaises dans son écrin de verdure (parking voitures, parc à vélos, espace jeux, aire de pique-nique…). Tout ce qui pourrait donner plus de vie à ce parc trop souvent oublié. Mais ce n’est apparemment  pas le choix qui a été fait par Nantes Métropole et la ville de Nantes. Il est toujours temps de revoir ce projet Madame ROLLAND, car il n’est pas adapté et justifié à l’endroit où vous le projetez!

Les inondations sont-elle inévitables ?

Les inondations que nous connaissons actuellement en France et dans la région parisienne notamment, ne sont pas du simplement à un phénomène météorologique. Cela est la conjonction d’une mauvaise gestion des zones humides depuis des décennies, par une urbanisation massive et une destruction du bocage dans bon nombre de régions. Ce phénomène pourrait également toucher un jour la Loire-Atlantique et Nantes en particulier. Cette dernière a été transformée dans son centre-ville par le comblement de différents canaux, au niveau du Cours des 50 Otages ou devant le Château des Ducs de Bretagne par exemple. Le futur projet d’aéroport de NDDL ou de nombreuses zones humides sont présentes ne seraient pas sans conséquences non plus sur l’environnement et ces potentiels phénomènes d’inondation. Pour mieux comprendre, je vous invite à regarder cette courte vidéo.

20 policiers municipaux pour les quartiers à Nantes

Lors du dernier Conseil Municipal de Nantes, les élus ont voté le recrutement de 20 policiers municipaux, afin de les missionner dans les onze quartiers Nantais dès 2017. Cette décision va dans le bon sens et répondra à l’attente de bon nombre de Nantais et de Nantaises, afin de sécuriser leur environnement de vie immédiat. Mais en ce qui me concerne, je pense qu’il aurait fallu y adjoindre le fait de les sédentariser dans des « commissariats de police municipale de proximité » sur certains secteurs difficiles de Nantes. La ville a par ailleurs  choisit d'ouvrir à la fin de l'années 2016, une « Maison de la tranquillité publique »  au niveau de la Manufacture. Cela sera un lieu de centralité et non de proximité comme présenté dans le projet. Or si nous voulons résoudre bon nombre des problèmes du quotidien des habitants, il sera nécessaire à l'avenir de « décentraliser la ville » au profit de la proximité réelle.

Le plan de sauvegarde et de mise en valeur de Nantes (PSMV) en cours de révision

Le plan de sauvegarde et de mise en valeur (PSMV) de la ville de Nantes est en cours de révision. Alors que les premières modifications envisagées sont dévoilées ici ou là, certaines d’entre elles me pousse à m’interroger sur le bienfait de ces projets au coeur de notre ville.

Pour n’en citer que quelques-uns, le square Daviais disparaitrait, afin de laisser la place à un bâtiment à usage commercial ou culturel. Ce petit espace de verdure au cœur de la ville devrait à mon sens être réaménagé en aire de détente à l’usage des familles notamment, en y intégrant un parcours « découverte de la ville » sous une forme ludique.

Sur le cours Olivier de Clisson, au milieu de la rue Kervégan et de l’île Feydeau, la mairie envisage la construction d’un bâtiment de 8000 m2. Moi je pense qu’il vaudrait mieux valoriser cet espace d’accès sur le cœur de ville, en déplaçant le skatepark à proximité et en réaménageant l’espace ainsi libéré, tout en l’intégrant à la reconstruction d’une gare routière digne de ce nom. Celle existante étant dans un état lamentable. Car du fait de l’ouverture de multiples lignes de bus, faisant suite à la loi Macron, Nantes n’a pas de point d’accueil central pour l’arrivée et le départ des passagers utilisant ce moyen de transport. Cela aurait un impact véritable au niveau touristique,  permettant en outre d’accueillir les voyagistes transportant des groupes dans des conditions d’accueil à la hauteur de notre ville. L’économie liée au tourisme ne se porterait que mieux. Cela pourrait s'intégrer en outre dans les projets de réaménagment du site du CHU actuel lors de son tranfert. L'espace dégagé permettant les constructions nécessaires en centre ville, sans surcharger en immeubles les secteurs cités dans les projets de la municipalité socialiste.

Le square Fleuriot serait lui aussi remplacé par un immeuble à usage commercial en parti. Il en serait de même à l’emplacement de la médiathèque Jacques Demy où 16500 m2 de construction est envisagée. La place du Commerce serait entièrement requalifiée sans le marché aux fleurs actuel. Le parking de l’île Gloriette serait enterré et le parking actuel transformé en espace paysagé. Un espace ludique à destination des jeunes, intégrant la délocalisation du skatepark par exemple serait intérssant à positionner sur cette zone. Un espace « culture en plein air » aurait pu par ailleurs  y prendre place. Cet espace pourrait être aussi le point de départ d'un circuit du patrimoine Nantais. 

Les abords de l’Hôtel de ville serait réaménagé, mais toujours dans l’optique de construire encore et toujours. Car nous voyons bien à travers ces quelques exemples, que la plupart du temps il s’agit pour la municipalité de Johanna ROLLAND, de rajouter des mètres carrés supplémentaires aux quatre coins de la ville. Le seul vrai enjeu ne serait donc pas la sauvegarde et la mise en valeur, mais bel et bien une « spéculation immobilière » à tout va ! Cela est tout à fait contestable pour le maintien d'une qualité de vie dans le centre ville de Nantes. Et plutôt que de continuer à installer des magasins avec la difficulté que l'on connaît de faire venir de nouvelles enseignes, il conviendrait d'aider au développement de l'existant, car nous avons déjà une offre importante au niveau commercial.

Une grève légitime aux urgences du CHU de Nantes !

La grève des personnels para-médicaux des urgences au CHU de Nantes se durcit, devant une direction qui ne montre aucune gestion humaine de l’établissement, que ce soit pour les patients ou le personnel. La gestion comptable appliquée depuis plusieurs années dans l’établissement est encore plus réelle aujourd’hui, avec la recomposition capacitaire (fermeture de lits) qui a été mis en place en vue du transfert de l’hôpital sur l’île de Nantes.

Ceci bien sûr, sous couvert de la municipalité socialiste au pouvoir à Nantes depuis des années, qui elle-même n’a aucune vision des besoins en termes de soins pour les habitants de la ville et de son agglomération. Quand on voit comment celle-ci a cautionné la fermeture des lits au sein du CHU, pour satisfaire son projet de délocalisation sur le site du MIN (Marché d’Intérêt National), il n’y a aucun doute à avoir sur sa position. En assurant par la même, son impérieuse nécessité de spéculation immobilière sur l’ancien site situé au cœur de la ville. Alors que la population augmente en permanence par la demande, mais aussi par l’incitation à s’installer dans la ville, il n’a jamais été tenu compte de ce que cela impactait sur les besoins de prise en charge hospitalière. D’autant plus que la population vieillissante augmentera d’ici 2030, avec les répercutions automatiques que cela va engendrer dans l’obligation d’accueil et de soins de cette tranche de la population. Aujourd'hui les urgences de Nantes accueille en moyenne 200 patients par jour, avec un taux d'augmentation des entrées de 6 % par an ! Cela en fait un des plus gros service d'urgences de France.

Alors, si les soignants des urgences tirent la sonnette d’alarme, c’est que depuis tant d’années, ils ont accumulés un manque de reconnaissance de leur administration. Ce mouvement est un mouvement du cœur, car ils ont l’amour de leurs différents métiers, la sincérité de leurs gestes quotidiens, auprès d’êtres humains vulnérables, en situation de fragilité à un moment de leur vie. La mobilisation risque de s’amplifier dans les jours qui viennent, car d’autres unités de soins vont rejoindre celui-ci. Il est inadmissible que la direction générale du CHU de Nantes s’entête sur des positions budgétaires, même si la maîtrise financière a son importance. Soigner implique des obligations d’accueil, de sécurité des patients et des personnels, de reconnaissance des difficultés rencontrées dans leur mission de soins au sein du service des urgences.

Un nouveau marché au printemps dans le secteur Champs de Mars...

Un nouveau marché va voir le jour au printemps à Nantes, il se tiendra tous les mardis de 16 h à 20 h rue Emile-Masson, à deux pas de la cité des congrès et du lieu unique. Celui-ci sera le 18ème marché de Nantes. L’installation d’un marché est toujours un évènement. Mais ceux créés récemment montrent toute la difficulté de leur mise en place et surtout de les faire vivre dans le temps. Le marché du mercredi soir sur la place du Commandant Cousteau, quartier Chenaie, ainsi que celui de Malakoff installé en fin d’année 2015 place Rosa Parks le jeudi matin, ont bien du mal à survivre. Plus les semaines passent et plus les étals se font de moins en moins nombreux. Même si de nouveaux commerçants arrivent régulièrement, ils ne restent pas très longtemps pour la plupart. Il faudrait peut-être lors de l’installation d’un nouveau marché, que les besoins soient mieux évalués par la ville de Nantes et par Nantes Métropole, en fonction des commerces déjà positionnés dans son environnement et de la population présente dans son périmètre proche. Ensuite, plutôt que de vouloir mettre en place dès le début un nombre important de commerçants, il serait judicieux de revoir ce nombre à la baisse et de le faire évoluer au fur et à mesure de l’ancrage du marché. Ceci afin de le faire évoluer dans le sens croissant et non dans une décroissance programmée. Car pour fidéliser une clientèle et faire vivre un marché, il faut d’abord fidéliser ses commerçants sur la durée. Tout est question de vision et de méthode. Espérons que ce nouveau marché du soir dans le quartier Champs de Mars pourra lui prendre un envol plus serein que ses voisins d’à côté ! J’invite les Nantais et les Nantaises à parcourir nos marchés en humant les odeurs des produits proposés. Une façon aussi de consommer autrement et quand cela est possible, de découvrir des produits issus d’une production locale.

La sécurité, une liberté pour tous !

La sécurité est la première des libertés. Les jours se suivent et se ressemblent malheureusement au sein des quartiers Nantais. Ce dimanche 21 février 2016, plusieurs coups de feu ont été entendus dans le secteur Malakoff.

Ce problème connu depuis longtemps, se répète sur « fonds de commerce » liés au trafic de drogues. La police fait ce qu’elle peut, avec les moyens dont elle dispose. Mais la police Nationale ne doit pas être la seule réponse à ces phénomènes récurrents. Il serait temps d’envisager la délocalisation de la police municipale au cœur des quartiers sensibles de la ville. Contrairement à ce que dit Madame ROLLAND , Maire de Nantes, la sécurité des citoyens est une responsabilité qui dépend aussi de sa fonction.  Il ne faut pas toujours mettre sur l’Etat, l’insuffisance d’une politique municipale en  matière de sécurité. Des commissariats de "police municipale de proximité" doivent être mis en place. Une augmentation des effectifs doit être projetée pour les années à venir, avec des moyens constants, tant sur le plan humain que des équipements à mettre en  place. Cette réorganisation de la police municipale, en dehors de rassurer la population, aurait aussi le mérite de créer indirectement des effets dissuasifs. Dans un premier temps, la sécurité est l’action la plus sociale à mener dans ces quartiers. Tous les projets de réhabilitation dans ces espaces sensibles de la ville n’auront de sens, que si cette dernière s’engage sur des actions humaines qui changent l’image de ceux-ci. On peut construire des piscines, des salles de sport, des locaux associatifs,  cela va dans le bon sens, mais si on ne créer pas les moyens répondants au besoin de sécurité des habitants, tout cela n’aura été qu’un échec. Ensuite il faut développer des concepts nouveaux de soutien, notamment envers les jeunes qui sont complètement désœuvrés, par manque de formations, d’emplois, de lieux de vie et de médiation au cœur de ces quartiers. L’innovation sociale doit être un facteur d’objectifs et de moyens à mettre en place. Il ne faut pas nier, que si ces secteurs souffrent de cela depuis longtemps, le centre-ville n’est pas épargné non plus en termes d’insécurité, même si là, on cherche à cacher la réalité pour des questions d’image. Cette question de la sécurité doit être considérée de façon majeure pour les années à venir, car autrement, ces phénomènes vont s’accentuer au détriment d’habitants qui  n’ont rien demandé. Nantes gardera-t-elle alors, cette image de « Nantes la belle » ?

Certains contestent le futur aéroport, d'autres le futur référendum !

Après l’annonce de François HOLLANDE d’organiser un référendum sur le projet d’aéroport de Notre-Dame-Des-Landes, les spéculations vont bon train sur ses véritables intentions et sur la légalité de sa mise en place.

En effet, voici ce que dit l’ Article LO1112-1 du code général des collectivités territoriales(Modifié par la Loi n°2004-809 du 13 août 2004 - art. 122 - JORF 17 août 2004 - en vigueur le 1er janvier 2005) : L'assemblée délibérante d'une collectivité territoriale peut soumettre à référendum local tout projet de délibération tendant à régler une affaire de la compétence de cette collectivité.

Or concernant le projet d’aéroport de NDDL, c’est bien l’Etat qui a signé la déclaration d’utilité publique et qui de ce fait est maître de l’ouvrage. Ce n'est en aucun cas une des collectivités locales concernées, même si celles-ci prennent la défense du projet avec parfois des méthodes discutables ! Donc si ce référendum était initié par un Conseil Régional ou Départemental, il serait attaquable par n’importe quel citoyen opposé à celui-ci. Monsieur RETAILLEAU, nouveau Président des Pays-de-la-Loire refuse déjà d’emblée cette initiative. Or c’est peut-être la loi NOTRE (Nouvelle Organisation Territoriale de la REpublique) qui pourrait rendre possible cette consultation citoyenne. Car cette loi renforce la compétence des Régions tant dans le domaine de l’aménagement du territoire que du développement économique. Voilà pourquoi sans doute le Gouvernement a annoncé vouloir limiter le périmètre du référendum au département de la Loire-Atlantique. Ce dernier envisagerait donc de modifier rapidement la loi, par le biais d'une ordonnance autorisant une consultation locale (et non pas un référendum à valeur décisionnelle) à l'initiative de l'Etat. Or l’ordonnance est soumise à la validation du Conseil Constitutionnel et des recours sont toujours possible sur un sujet sensible comme celui-là. Quoi qu’il en soit, ce référendum doit avoir lieu et il aurait dû être initié depuis bien longtemps. Cela aurait eu le mérite d’éviter l’enlisement dans lequel ce projet se trouve actuellement, de même que nos Régions Pays-de-la-Loire et Bretagne. Je maintiens que celui-ci doit avoir pour périmètre nos deux régions, afin que le résultat soit le plus représentatif de la population et le plus juste possible, pour qu’aucune nouvelle contestation ne soit possible ou justifié.

Nantes, des stationnements en question...

Les habitants du Clos-Toreau se plaignent de l’utilisation des parkings au sein de leur résidence HLM, à des fins de « parking relais » par les automobilistes voulant prendre le busway. Ceci afin de rejoindre le centre-ville. Cette plainte n’est pas isolée, car dans d’autres quartiers de Nantes, le même phénomène est identifié. Notamment à la Bottière, à côté de l’arrêt Souillarderie de la ligne 1 du Tram et de la ligne C3. Mais également à Malakoff avec les salariés travaillant au pôle d’affaires Euronantes à Pré-Gauchet, voir même avec les personnes souhaitant rejoindre la gare Sud. Cela est lié à deux phénomènes : le manque de place de stationnement à proximité des stations de transports en communs et la multiplication des espaces payants au cœur de la ville. L’ensemble des parkings relais existant se trouvent principalement en dehors de la ville et ne répondent pas de ce fait à tous les besoins. Il serait nécessaire d’apporter des corrections concernant le plan de stationnement aux abords des transports en commun. Car si l’on veut continuer d’inciter les habitants de l’agglomération et les visiteurs à utiliser en priorité les transports en commun pour se déplacer au cœur de Nantes, des efforts supplémentaires doivent être apportés. L’aménagement de « parkings relais » à niveaux doit être étudié sur certains secteurs stratégiques de la ville, pour laisser aux habitants les places dont ils doivent bénéficier à proximité de leur logement.

Problèmes d'hébergement et précarité sociale à Nantes

La FNARS (Fédération Nationale des Associations d'accueil et de Réinsertion Sociale) a organisé à Paris des « Assises pour l'accès au logement des personnes sans-abri ». Elles se sont déroulées mardi 26 et mercredi 27 janvier 2016. L’occasion pour cette Fédération d'associations de solidarité de présenter une enquête qui a été réalisée dans dix-huit départements, dont la Loire Atlantique. L'objectif était de proposer un état des lieux de la situation de l'hébergement proposé aux SDF.

Cette enquête recense les données des services intégrés d'accueil et d'orientation (SIAO). Joignables au numéro 115, ils reçoivent des milliers d'appels par jour, dans toute la France. Mais les places sont insuffisantes : 60 % des demandes n'aboutissent à aucune attribution de logement. Pour Sébastien Perrinelle, directeur du SIAO de Nantes, « la précarité ne cesse d'augmenter. Et malgré tout, on est obligé de continuer à assurer des recours de mise à l'abri. Elle passe majoritairement par de la mise à l'abri à l'hôtel. ». Les jeunes sont de plus en plus nombreux à se trouver dans cette situation, sans parler des migrants, ainsi que des migrants mineurs dont le Conseil Départemental a la responsabilté dans le cadre de la protection de l'enfance et qui depuis quelques mois pose des problèmes de prises en charge de ceux-ci. Le Tribunal Administratif de Nantes a été saisi  à plusieurs reprises par les associations de défense des migrants. Mais aujourd'hui encore des difficultés persistent. Beaucoup de personnes restent à la rue, dans des squattes ou se mettent à l’abri où ils peuvent et notamment dans le hall des urgences, faute de d’autres solutions d’hébergement.

Cela est une problématique récurrente, encore plus pour les SDF ayant un animal de compagnie. Il serait intéressant suite à cette étude, de voir les mesures à mettre en œuvre, afin d’apporter des réponses appropriées à la situation sociale de ces personnes dans le département et à Nantes particulièrement. Des places d’hébergements supplémentaires devraient être créées et principalement à proximité du futur CHU, car l’hôpital est toujours un des derniers recours pour ces personnes vulnérables, même si cela n’est pas du ressort de sa mission. Des actions transversales devraient d’ores et déjà être mises en place entre le Samu Social, les associations d’entraide et les services de santé, notamment le CHU de Nantes, afin d’assurer un meilleur suivi de ces personnes socialement fragiles. D’autre part, il est nécessaire d’inventer de nouvelles formes d’hébergement social adaptées aux besoins actuels et futurs. Il est impensable à notre époque de vivre à côté de telles situations et de ne pas apporter de réponses pérennes. L’abbé Pierre disait ceci : « La responsabilité de chacun implique deux actes : vouloir savoir et oser dire. », moi je rajouterais que cela ne suffisant pas, il faut agir ensuite pour le bien de tout être humain !

Retrouvez ici l'intégralité de l'enquête de la FNARS :

http://fnars.org/images/stories/evenement/AssisesLogement-2016-Enquete.pdf

  • Le transfert du CHU de Nantes oui, mais pas n'importe où...

    Le transfert du CHU de Nantes, bien que nécessaire, devrait être réexaminé pour plusieurs raisons par rapport à sa futur implantation et aussi de par sa capacité d'accueil. Le secteur choisit est enclavée dans la ville et en zone inondable, malgré le déclassement fait à l'époque par Jean-Marc AYRAULT. Même si l'on imagine modifier ou rajouter des ponts pour faciliter la circulation et en cas de problèmes de pollution, dû notamment aux sites classés SEVESO sur la zone portuaire au pieds du pont de Cheviré, cela pourrait tourner à la catastrophe en cas d'évacuation. La Haute Autorité Environnementale a d'ailleurs récemment émis un avis sur ce sujet. D'autres part, implanter un deuxième service d'urgences à cet endroit, alors que le service des urgences de la Clinique Confluence (NCN) se trouve à proximité, est une aberration de l'offre de soins au niveau du territoire. L'Ouest et l'Est de l'agglomération se trouveront éloignés des services d'urgences. Alors que les habitants sur l'agglomération augmentent en permanence et que l'INSEE annonce que cela perdura dans les années futures, avec de surcroît une population vieillissante, la recomposition capacitaire (fermeture de lits) pose d'or et déjà problème. La municipalité en place devrait se poser les bonnes questions et réfléchir à cela avant qu'il ne soit trop tard !

  • Quartiers Nantais

    De nombreux problèmes sont au cœur de certains quartiers nantais. La presse s'en fait malheureusement l'écho très souvent. Les réponses apportées à ce jour par la municipalité ne satisfont pas bon nombre d'habitants. Les engagements pris lors de la campagne municipale de 2014 resteront-ils des promesses non tenues ? Il est temps de réfléchir et de trouver des solutions pérennes, pour une qualité de vie retrouvée pour aujourd'hui et pour demain...

  • Dessiner la ville de demain

    Je m'interroge parfois sur la façon d'imaginer et de créer la ville de demain. Cela bien sûr est un défit permanent, car celle-ci est en mouvement perpétuel. Mais il est nécessaire plus que jamais, d'être innovant et audacieux, même dans un contexte budgétaire difficile. Les choix d'aménagements doivent être réalisés en concertation avec les habitants, pas seulement pour la forme, mais surtout sur le fond. Trop souvent le contraire montre combien des erreurs d'aménagement auraient pu être évité. La ville ne doit pas se résumer à des élus pensant avoir tout pouvoir, mais à des habitants donnant le souffle et la couleur de la cité.

La place des commerces

Les commerçants ne sont pas seulement vecteur d’économie, mais également vecteur de lien social. C’est pourquoi il est important dans tous les projets d’aménagement d’associer ceux-ci, afin de faire fonctionner ces deux aspects dans le secteur commercial où ils sont implantés. Cela doit être la même chose dans les différents projets d’animations qui se mettent en place, en leur permettant de s’intégrer dans un dialogue et un investissement réel. Depuis longtemps, je m’efforce d’impliquer les commerçants dans tous mes projets sur Nantes. Trop souvent un manque de concertation est à noter et nos commerçants ne se sentent pas écoutés. Cela engendre des situations de conflits sur certains sujets avec la ville ou la métropole. Le commerce a toujours occupé une place essentielle dans l’organisation des villes. Mais le commerce de proximité est désormais essentiel pour répondre aux nouveaux enjeux de société. Selon la définition de l’INSEE, le commerce de proximité regroupe les commerces de quotidienneté répondant à des besoins courants ou de dépannage, autrement dit les commerces pour lesquels les achats des consommateurs sont fréquents.  Certaines études font apparaître que ces commerces jouent un rôle fondamental dans l’animation d’un quartier. Ils sont donc à la croisée de plusieurs problématiques actuelles et apportent des solutions pertinentes. Tout en renforçant le lien social, ils offrent une opportunité de développement économique, ils répondent aux difficultés liées au vieillissement et à l’isolement, ainsi qu’au développement durable.

 

Le malaise permanent à Nantes Métropole Habitat

Depuis plusieurs mois, un malaise se fait sentir au sein de Nantes Habitat, nouvellement rebaptisé Nantes Métropole Habitat, afin de pouvoir intervenir sur l’ensemble des communes de la métropole Nantaise. Au point même qu’une intersyndicale envisage de boycotter la cérémonie des vœux devant avoir lieu ces jours-ci. Sur les 600 salariés de l’Office public d’HLM, seulement 251 personnes se seraient inscrites, dont à priori beaucoup de retraités. Ce malaise persistant intervient dans le cadre de la restructuration de Nantes Métropole Habitat avec un manque de cohérence, selon les syndicats. Au défaut de la méthode, il est aussi pointé du doigt le manque d’écoute, de compréhension et de réponse aux problèmes de la part de la direction envers les salariés. Alain Robert (PS), président de Nantes habitat, Stéphane Dauphin, directeur général, Johanna Rolland (PS), maire de Nantes et présidente de Nantes métropole, risquent de retrouver bien seul lors de cette cérémonie de vœux 2016 ! Là comme ailleurs dans les différentes instances ou collectivités, la concertation et le dialogue ne sont à priori que des mots et des grands principes. Les difficultés sont les mêmes à la Mairie de Nantes, ainsi qu’à Nantes Métropole.

Projet d'aéroport de Notre-Dame-des-Landes (44)

Les opposants au projet d’aéroport de Notre-Dame-des-Landes (44) organisent une manifestation le samedi 9 janvier 2016 sur le périphérique Nantais. Ceci afin de protester contre les annonces d’expulsion de la ZAD et le début annoncé des travaux, alors que le gouvernement s’était engagé à attendre la fin de l’ensemble des recours déposés et des décisions judiciaires pouvant en découler.

Pour ou contre, on peut se poser des questions sur la méthode des décisionnaires autour de ce dossier hautement sensible. Celui-ci né il y a plus de trente ans, alors même qu’il n’était pas question à l’époque de saturation de l’aéroport actuel Nantes-Atlantique. Les contours de ce projet me semblent bien flous en ce qui me concerne. Surtout quand j’entends des pilotes de lignes ou des contrôleurs aériens dirent que tout a été fait depuis des années, afin de ne pas contourner le survol de Nantes et de justifier ainsi, entre autre, le transfert de l’aéroport. D’autre part la DGAC (Direction Générale de l’Aviation Civile) a toujours fait preuve de non transparence dans les études autour de ce projet.

Me concernant je dis NON au projet d’aéroport de Notre-Dame-des-Landes. Je voudrais enfin une vraie étude comparative prenant en compte le réaménagement de l’aéroport actuel, tant en terme économique ou environnemental. Alors que l’on parle en permanence de déficit ou de perte de budget dans les collectivités, il est primordial de tout mettre en œuvre afin de faire les choix les plus pertinents dans l’aménagement, assurant ainsi le pérennité économique  et le développement harmonieux de nos territoires, tout en préservant notre environnement déjà très fragilisé.

En attendant, chacun a le droit d’exprimer son opinion à sa manière, mais que cela se fasse dans le respect et surtout sans violence. C’est là le meilleur moyen de défendre ses idées !

L'annonce de la création de 600 places de parking par J.ROLLAND lors de la cérémonie des voeux à Nantes

Lors de la cérémonie des vœux de la ville côté « VIP », les cérémonies dans les quartiers étant organisées à suivre, la maire de Nantes Johanna ROLLAND a annoncé la création de 300 places de parking sur le cours St André et 300 places sur le site de l’ancienne maison d’arrêt. Une étude sera également menée pour la création d’un parking souterrain dans le projet d’aménagement de l’Ile Gloriette.

On peut s’en réjouir, même si cela paraît contradictoire avec la politique visant à favoriser les transports en commun afin d’accéder au centre-ville. Mais d’un point de vue économique cela peut s’entendre aisément. Ces parkings seront sans aucun doute payants, mais je pense que dans cet objectif de développement économique de l’hyper-centre, il faudrait y adjoindre une réduction à 50 % de la tarification, voir la gratuité pour les personnes ayant fait des achats dans un commerce ou ayant participées à un spectacle le jour du stationnement. Pour que l’économie réelle fonctionne dans une ville, il est nécessaire d’y intégrer une politique active d’incitation à  son fonctionnement. Ce dispositif tarifaire adapté serait la bienvenu je pense pour tout le monde, commerçants et usagers !

Nouvelle étude démographique de l'INSEE

L'Insee vient de publier les populations officielles de toutes les communes de France. Cette analyse provenant des informations collectées lors des enquêtes de 2011 à 2015 met en évidence une dynamique importante en Loire-Atlantique et dans ses 221 communes (212 communes par fusion au 1er janvier 2016).

Le département a gagné 72 750 habitants entre 2008 et 2013, soit 14 550 chaque année. Depuis 2008, la population progresse de 1,1 % par an. Ce rythme est supérieur à la moyenne régionale (+ 0,8 %) et plus de deux fois supérieur à la moyenne nationale (+ 0,5 %). Nous sommes à ce jour 1 328 620 habitants.

Les chiffres mettent en évidence la conjonction d'un bon solde naturel, c’est à dire l'excédent des naissances sur les décès, qui contribue à hauteur de 40 % de la hausse de population, ainsi que d'un bon solde migratoire. Un excédent des arrivées sur les départs, qui représente 60 %. En comparaison, 80 % de la croissance nationale est issue du solde naturel.

Le poids de la métropole dans cette progression constante de la population joue un rôle important. Huit des 23 communes de Nantes métropole ont vu leur population croître de plus de 1 000 habitants en cinq ans : Sainte-Luce-sur-Loire (+ 2 470), Bouguenais (+ 1 870), Couëron (+ 1 710), Rezé (+ 1 660), Vertou (+ 1 400), la Chapelle-sur-Erdre (+ 1 380), Thouaré-sur-Loire (+ 1 250) et Carquefou (+ 1 230). La population de Nantes était de 283 288 en 2008 et de 292718 en 2013. Soit une évolution moyenne annuelle de 0,7% entre ces deux périodes.

Un dossier d’étude de l’INSEE de mai 2013 relève également que la Loire-Atlantique compterait 1 550 000 habitants à l’horizon 2030. Pour autant, le vieillissement de la population serait partout à l’œuvre, avec une ampleur qui doit nous amener à nous poser un certain nombre de questions. À cela, s’ajouterait une augmentation des populations jeunes. Ainsi, sur les 12 000 habitants supplémentaires attendus chaque année, 7 000 auraient plus de 60 ans et 2 000 moins de 18 ans.

Le département serait confronté à des enjeux multiples en matière d’emplois, de logements, d’équipements, de services, de mobilités qui devront être multiples et à la fois adaptés. Ces enjeux ne seraient pas les mêmes selon les territoires et Nantes n’échapperait pas à cette montée en puissance de la population, avec les besoins quI en sont liés. D’où la nécessité d’anticiper les aménagements et de faire preuve d’innovation dans l’accueil des populations âgées notamment, par l’hébergement et l’accès aux soins, mais aussi en imaginant de nouveaux modes de logements pour les populations plus jeunes. Les modes de transport et les moyens y afférents devront s’adapter, la proximité des services tout confondu devra être renforcé, les logements auront l’obligation d’être en rapport avec cette évolution démographique. Je reviens à dire ici que dans cette perspective, il est incompréhensible que le CHU de Nantes a fermé autant de lits dans le cadre de sa recomposition capacitaire, en vue du transfert de celui-ci sur l’île de Nantes à l’horizon 2025 (Cf article ci-dessous sur le transfert du CHU de Nantes). Cela n’est pas en adéquation avec les besoins à venir de la population puisque qu'à l'horizon 2030, 60% des habitants de Nantes Métropole auront plus de 60 ans. 

Pour compléter, vous pouvez lire l’étude de l’INSEE de mai 2013 à cette adresse :

http://www.insee.fr/fr/insee_regions/pays-de-la-loire/themes/etudes/etude117/etude117.pdf

 

La TAN aurait-elle dû rouler toute la nuit de la Saint-Sylvestre ?

Téléchargez ici le résultat du sondage du journal Presse-Océan, concernant le fait que les lignes de transport en commun se sont arrêtées à 0H30 le soir du 31 décembre à Nantes.

Les transports en commun à Nantes, du nouveau à venir !

Le développement des transports en commun doit continuer de se faire à Nantes, notamment avec la création de la ligne 5 de tramway, mais dont le tracé dépend de l'implantation du futur CHU. Il convient cependant d'augmenter les parkings relais et de rendre plus attractif l'utilisation des transports en commun, pour ceux qui n'arrivent pas à s'y adapter. Cela ne veut pas dire qu'il faut avoir une ville sans voitures, mais une ville où l'on utilise mieux celles-ci. Il ne faudrait surtout pas que les automolistes se sentent exclus de la ville, avec l'impact économique que cela pourrait avoir, notamment sur les commerces du centre, qui déjà souffrent de n'être pas toujours entendu sur ce sujet.

Décisions de Nantes Métropole sur LA LOIRE

Nantes métrople vient de rendre ses orientations et ses choix, suite au grand débat citoyen sur la Loire initié au début de cette année à grand renfort de publicité. Bien que certaines idées retenues me semblent intéressantes, je regrettre que d'autres contributions n'ont pas retenues l'attention des élus. Elles auraient pu donner une vision de la ville et de la métropole du futur, avec un ancrage de l'histoire de notre territoire et de notre fleuve. Je pense notamment au projet de pont transbordeur de l'architecte Paul POIRIER et de l'association Les Transbordés. Les oubliés sont bien sûr les nombreux quais de Loire tout le long des rives bordant les différentes communes de la métropole. La création d'une fête triennale a-t-elle plus de valeur que la défense du patrimoine existant aux yeux de nos élus ? Il est en tout cas légitime de se poser la question...

Les espaces verts à Nantes

Je constate depuis quelques mois, que les espaces verts de la ville ne sont pas entretenus correctement. Cela est sans doute du fait d'un problème d'organisation entre la Ville de Nantes et Nantes Métrople. Car chaque collectivité est responsable de l'entretien de différents espaces au sein de la ville, comme dans d'autres communes de l'agglomération. Mais les agents intervenants sur Nantes évoquent régulièrement le manque de moyens et de lisibilité de leurs secteurs d'entretien. Madame ROLLAND, Maire et Présidente de Nantes Métrople, a pris la décision de planter 100 magnolias par an dans la ville d'ici la fin de son mandat. Pourquoi pas ? Mais avant cela, il serait peut être judicieux de gérer l'existant environnemental, afin de redonner à notre ville de Nantes, la grandeur de ses espaces naturelles. Car certaines zones et certains quartiers se sentent bien abandonnés par la Ville de Nantes et par Nantes Métropole en ce qui concerne leurs espaces verts.

Interview Sun Radio Nantes - Festival Calypso 2015

Mon interview sur Sun Radio NANTES (93.0 FM), lors du Festival Calypso, dont le thème était "En route vers l'Amérique du Sud". D'autres émission son en podcaste sur le site d'AlterNantes FM (98.1 FM) http://www.alternantesfm.net/.