Quand une interne en médecine interpelle Marisol TOURAINE...

3 décès suspects au CHU de Nantes, de vraies questions à se poser...

L’accident qui s’est produit dans le service d’Hématologie du  CHU de Nantes, entrainant le décès de 3 patients, est dramatique.  Marysol TOURAINE a diligenté une enquête de l’IGAS (Inspection Générale des Affaires Sociales) et le Parquet de Paris une enquête préliminaire pour « homicides involontaires et blessures involontaires avec ITT supérieure à trois mois ».

La décision des médecins du CHU de Nantes d'utiliser la Cyclophosphamide plutôt que le Melphalan, généralement utilisé pour traiter ce type de patients, a été motivée «par les tensions d'approvisionnement européennes sur le Melphalan et par leur choix de réserver les lots dont ils disposaient au traitement des patients atteints de myélome, indication pour laquelle il n'y a pas d'alternative», a indiqué le ministère de la Santé. Mais comment expliquer qu’en matière de santé et de production pharmaceutique, l’on ne soit pas capable de gérer les stocks en fonction des besoins identifiés ? Ne serait-ce pas un moyen des laboratoires pour surévaluer le coût de leurs produits ? En tout cas je pense qu’il est nécessaire de réfléchir à la pénurie récurrente dans la mise à disposition de certains médicaments. Je voudrais aussi insister sur la qualité des personnels soignants qui travaillent dans des conditions de flux tendus en permanence, avec une pression accrue en terme de soins et de prise en charge des patients, avec une technicité de plus en plus grande. Le personnel du service d’Hématologie du CHU de Nantes n’échappe pas à cette règle de gestion comptable de la santé, mis en place gouvernement après gouvernement dans notre pays. C’est toute la communauté hospitalière qui aujourd’hui est en souffrance de ce qui est arrivé à ces 3 patients.

Monsieur le Président...un Gouvernement d'Union Nationale est nécessaire !

A l’heure où la France est une nouvelle fois meurtrie en son cœur par un nouvel acte terroriste à Saint Etienne-du-Rouvray en Normandie. Après tant d’autres drames depuis des mois sur notre territoire, alors que de plus en plus de polémiques salissent la mémoire de ceux qui ont payer de leur vie pour notre liberté et nos valeurs, il est de votre devoir Monsieur Le Président de la République, de vous donner les moyens consensuels au sein de la classe politique et quelques soient les opinions, en nommant immédiatement un Gouvernement d’Union Nationale.

Cela permettra d’étudier l'ensemble des idées susceptibles d’être mises ne place pour la sécurité de tous les citoyens Français. Aujourd'hui, l’état d’urgence ne suffit plus et ce n’est pas simplement en utilisant la Police, la Gendarmerie ou l’Armée que nous pourrons éviter d’autres attaques de ce type. Des mesures de sécurisation autres doivent être développées sur le territoire national et même à l’échelle de l’Europe. Le système de renseignements n’est pas à la hauteur de ce qu’il devrait être pour une efficacité la meilleure possible. La justice doit avoir des moyens supplémentaires et des systèmes de rétention nouveaux de ces potentiels terroristes sur notre territoire doivent être élaborés. La politique étrangère de notre pays mérite également d’être quelque peu revue. Mais n’oublions pas la lutte contre l’échec par l’éducation, le développement de nouvelles formes de solidarité et la lutte contre le chômage. Les villes doivent retrouver des marges de manœuvre pour les quartiers difficiles par une politique de la ville volontariste de la part de l’État.

En tant que citoyens Français, nous ne pouvons plus nous contenter de paroles, toujours les mêmes après chaque attentat. Si vous voulez que la cohésion et l’union nationale l’emporte sur la peur et la division, c’est à vous Monsieur le Président de la République de donner un signal fort.

La polémique à Nice autour de la présence policière

La polémique enfle après la révélation de certains journaux, sur les effectifs de police présents à Nice lors du feu d’artifice et de ce terrible attentat. Je conseillerais à l’IGPN de ne pas concentrer son enquête sur Nice simplement, mais sur l’ensemble des grandes villes où un feu d’artifice était proposé. Je prendrais l’exemple de Nantes que je connais et pour avoir participé à cette manifestation. Ce n’est pas la sécurité qui était présente, mais bel et bien l’insécurité. Très peu de policiers, un secteur de concentration de la foule au milieu d’un pont, aucunes barrières de sécurité ou de système de blocage des véhicules, des voitures au milieu des gens lors de la dispersion… Alors avant de se dédouaner de toute chose, l’exécutif devrait voir ce qui se passe réellement sur le terrain et donner les moyens réels aux collectivités afin d’assurer la sécurité des populations, même si tous risques ne peut-être écartés. Mais c'est aussi aux villes de prévenir les risques encourus et à Nantes ce n'était pas le cas en ce 14 juillet 2016.

Quel spectacle Monsieur VALLS !

Quel spectacle nous ont encore donné nos députés et le Premier Ministre M.VALLS, lors du débat sur la prolongation de l’état d’urgence. Cet  allongement est nécessaire, mais elle n’est certainement pas la mesure la plus efficace afin de lutter contre les attentats.

Cela est à l’image de la France, dont l’unité se fissure de jours en jours, mettant le bien vivre ensemble en berne, comme les drapeaux de notre République après chaque attentat ! La dignité que vous prônez en permanence n’a l’air d’être que pour les autres, mais pas pour vous…

De quel droit Messieurs pouvez-vous  avoir ces comportements qui abîment la cohésion sociale de notre pays ? Quant à la situation que nous vivons, nous sommes en droit de nous poser un certain nombre de questions, car tout cela arrive après un interventionnisme à tout va sur des territoires étrangers depuis quelques années. La politique étrangère en France de la Droite hier comme de la Gauche aujourd’hui, nous a conduit là où nous sommes : dans le chaos et dans la peur !

Mais personne n’ose dire la vérité sur Daech, car celui-ci est le fruit de nos alliés Américains et de la CIA, de l’aveu même d’Hilary Clinton, ancienne chef de la diplomatie américaine, ex-première dame des Etats-Unis et maintenant candidate à la Présidence Américaine. Sous prétexte de vos pleins pouvoirs dans une République plus que bancale dans le fonctionnement de ses institutions, vous prenez les citoyens pour des cons ! En 2017, vous jouerez encore les étonnés à l’annonce des résultats de l’élection Présidentielle, car le scénario, on le connaît d’avance… De toute façon pour vous la vie continuera, il y aura bien un poste de prestige pour bon nombre d’entre vous ! Mais pour les familles endeuillées que restera-t-il, sinon le souvenir, la tristesse, la colère, l’amertume ? Et comme toujours ce seront les petits qui paieront les erreurs de puissants.

Ce qu’il faut à la France, c’est redonner des valeurs, c’est renforcer la solidarité, c’est mettre en place une cohérence sociétale de politique intérieure, c’est changer notre politique étrangère ! C’est construire ensemble un avenir pour nous même et les générations futures. Ce que nous proposes messieurs Hollande, Valls, Sarkozy, Juppé, Le Maire et compagnie, ainsi que madame Le Pen, ne repose en rien sur cette vision analytique de la situation. La politique politicienne a trop vécue, il est vraiment temps de changer de République !

Le Traité de Libre-Echange Transatlantique (TAFTA), c'est quoi ? Regardes...

Description

Nous sommes à la fin d'un cycle politique, il faut agir et vite !

Notre Vème République est à bout de souffle ! Ce qui se passe actuellement au niveau des nombreuses manifestations autour de la loi El Khomri et du mouvement Nuit Debout entre autre, en est une des preuves. Nous arrivons à la fin d’un cycle politique. La seule façon de changer les choses et de pouvoir mettre en place les réformes dont la France a besoin est de passer à la VIème République, en refondant notre Constitution et modifiant en profondeur nos institutions. Ce n’est pas l’élection présidentielle de 2017 qui a elle seule permettra à notre pays d’avancer et de sortir de l’ornière dans laquelle il se trouve. Le Président de la République doit rester le garant de la Constitution, mais ses tous pouvoirs devraient être restreints et contrôlés par l’Assemblée Nationale. Les pouvoirs ainsi réduits seraient alors répartis suivant leurs champs de compétences et d’applications entre le Chef du Gouvernement et l’Assemblée Nationale. Le contrôle et la validité des lois votées seraient du ressort conjoint du Conseil d’Etat et du Conseil Constitutionnel. Le Sénat qui n’a pas lieu d’être serait supprimé, au profit d’Assises Citoyennes consultées par voie de référendum, dans des modalités à définir, sur tous les sujets sociétaux importants. Dans ce cas, le vote à l’Assemblée Nationale d’une loi ne pourrait intervenir qu’à l’issue de cette consultation citoyenne. Cela aurait le mérite d’éviter certains blocages  dans les réformes qui sont nécessaires et les situations gravissimes de violences que nous connaissons en cette année 2016. Notre République en ressortirait grandit dans les valeurs qu’elle porte. Il conviendrait par ailleurs de modifier en profondeur le mille-feuille administratif entre Régions, Conseils Départementaux, Conseils d’Agglomérations et de Communes. Les Conseils Départementaux pourraient disparaitre, au profit d’une répartition d’actions et de moyens Régions/Conseils d’Agglomérations ou de Communes. Ceci aurait le mérite d’apporter de la cohérence aux décisions prises, notamment en termes d’investissement, ainsi que dans une gestion plus juste des moyens financiers engagés. Voilà ce que je pense nécessaire pour la pérennisation d’une République ambitieuse et juste, où chacun prenne sa place dans sa construction, en réaffirmant nos valeurs de laïcité et de démocratie.

La loi EL KOMRHI dite "loi travail" et la méthode utilisée.

La loi El KOMRHI sur le droit du travail fait débat actuellement dans l’opinion. Pour rappel, celle-ci a vocation à refonder le Code du Travail, l’aménagement du temps de travail et l’ensemble des implications liées (heures supplémentaires, compensations, congés, etc…), le détachement des travailleurs étrangers, la médecine du travail, le barème prud’homal de licenciement, le compte personnel d’activité, l’apprentissage, la négociation collective, le droit du licenciement économique ou encore les allocations assurance-chômage… La liste est bien plus longue tellement son champ d’application est large devant la complexité du sujet traité.

Si notre modèle économique du travail est en souffrance depuis des décennies, je comprends la volonté du gouvernement de vouloir trouver des solutions.  Mais je constate qu’en l’état de cet avant-projet, cette loi contrairement à ce qui est dit, ne protègera ni le salarié, ni même l’entreprise.  Connaissant de plus la difficulté à réformer le pays sur des sujets aussi sensibles, la méthode utilisée par l’exécutif s’avère d’emblée contre-productif. Cette réforme majeure aurait dû être initiée au début de quinquennat, puisque c’est un fait, il faut « modifier » et je dirais me concernant  « améliorer » les processus législatifs  permettant au pays de s’adapter à l’économie et au marché du travail, en respectant la « protection des salariés » et le « développement économique des entreprises ».  Il ne s’agit pas de faire un copier-coller d’un modèle social inscrit dans d’autres pays, mais bien de faire évoluer le nôtre et de le rendre adapté à notre époque. Pour revenir à la méthode, il aurait été judicieux de rencontrer les différentes instances représentatives des salariés et des entreprises en amont, les chercheurs en droit, les sociologues et tous ceux qui auraient pu apporter leurs expériences et leurs idées novatrices,  afin de co-écrire ce projet de loi nécessaire avec eux. Le Gouvernement a fait un choix différent, en ne se donnant pas les chances de pouvoir mener à bien cette réforme qui se devait d’être « utile » et « juste » pour notre pays. La réflexion et l’écriture collective sur un projet comme celui-là aurait eu le mérite de le rendre justifié et adapté à notre économie réelle. Ce qui en tout état des choses n’est pas le cas.

Le projet de réforme constitutionnelle sur la déchéance de nationalité

Le projet de réforme constitutionnelle sur la déchéance de nationalité des bi-nationaux ayant commis des actes terroristes continue de faire parler. D'accord, pas d'accord, on en veut plus, c'est pas suffisant... Celui-ci présenté le mercredi 23 décembre par Manuel VALLS, me paraît avoir été préparé sans véritable réflexion sur le fond. Vouloir mettre en place une modification de la Constitution sur le coup de l’émotion suscitée par les attentats récents dans notre pays est une erreur. Il me semble qu’un certain nombre de points devrait être élucidés pour en vérifier l’équité. Cela ne constituera en outre qu’un outil de lutte contre ce fléau qu’est le terrorisme, mais ce ne sera pas une réponse avec un impact suffisant. Quoi qui'il en soit, cette déchéance pour acte de terrorisme est déjà prévue dans le Code Civil (Titre 1er bis : de la nationalité française, chapitre IV, section 3, art 25). Après, si la volonté de l'exécutif et du Parlement était d'aller plus loin dans la déchéance de la Nationalité, il conviendrait simplement de modifier cet article. Mais il faut savoir aussi que la Déclaration Universelle des Droits de l'Homme de 1948 (art 15) reconnait : "tout individu a droit à une nationalité" et que "nul ne peut être arbitrairement privé de sa nationalité, ni du droit de  changer de nationalité".

Article 25

L'individu qui a acquis la qualité de Français peut, par décret pris après avis conforme du Conseil d'Etat, être déchu de la nationalité française, sauf si la déchéance a pour résultat de le rendre apatride :

1° S'il est condamné pour un acte qualifié de crime ou délit constituant une atteinte aux intérêts fondamentaux de la Nation ou pour un crime ou un délit constituant un acte de terrorisme ;

2° S'il est condamné pour un acte qualifié de crime ou délit prévu et réprimé par le chapitre II du titre III du livre IV du code pénal ;

3° S'il est condamné pour s'être soustrait aux obligations résultant pour lui du code du service national ;

4° S'il s'est livré au profit d'un Etat étranger à des actes incompatibles avec la qualité de Français et préjudiciables aux intérêts de la France.

Ce que je constate simplement, c'est beaucoup de bruit à Droite comme à Gauche, pour une déchéance de nationalité déjà inscrite dans le Code Civil de la République Française. Alors on nous sort les grands mots : droit du sol, droit du sang, stygmatisation des bi-nationaux. Mais qu'en est-il dans cet article du Code Civil alors ? Cela ne changera rien aux actes terroristes, mais aura donné l'impression aux citoyens sous une forme "d'enfumage" politique, que l'exécutif s'occupe de leur sécurité. Cela aura aussi et surtout empêché les parlementaires de discuter les lois nécessaires au bon fonctionnement de notre Pays. Tant sur le plan social, économique, environemental ou sociétal.

Les mouvements sociaux se suivent et se ressemblent...

Les mouvements sociaux que nous connaissons se suivent, avec toujours les mêmes revendications. Que ce soit dans le secteur privé ou public, les attentes sont les mêmes : de meilleures conditions de travail, un relèvement des salaires en rapport avec l’inflation, la défense des différentes professions. Et à chaque fois, des réponses à minima sont apportées, juste pour calmer un peu celles et ceux qui défendent avec ardeur leur métier. Certains représentants syndicaux dont Laurent BERGER, secrétaire général de la CFDT, nous disent pourtant que le dialogue social fonctionne bien. Mais si tel était le cas, comment expliquer ce mécontentement permanent de la part de salariés de tous les secteurs d’activités ? Cela fait des années que notre pays s’asphyxie sur le plan économique et les gouvernements successifs ne nous donnent pas l’impression de prendre les mesures adaptées à la situation. Ceci tant sur le plan du chômage, que du pouvoir d’achat et de la revalorisation des salaires, ainsi que de l’adaptation des professions devant l’évolution des besoins de la société et des nouveaux modes de consommation. Le législateur devrait anticiper et accompagner plus en amont les changements de certaines professions en mutation par rapport à ces évolutions sociétales. Cela aurait le mérite d’éviter ces périodes de troubles que nous connaissons lors de ces manifestations à répétition.

SOS du monde agricole...la suite !

L’agriculture Française est une nouvelle fois à la une,  avec les manifestations des producteurs et éleveurs.  Si nous en sommes encore là aujourd’hui, c’est que le fonctionnement économique de nos exploitations n’est pas en rapport avec le fonctionnement économique Européen. A travers sa politique agricole basée sur des aides permanentes, l’Europe n’a pas aidé les agriculteurs à se préparer à des marchés nouveaux et adaptés à la consommation mondiale.  Les gouvernements qui se sont succédé en France n’ont apporté que des promesses de relever le prix de certains produits,  par des accords, dont bon nombre d’experts savaient qu’ils n’étaient pas réalistes. Il est temps que notre ministre de l’agriculture prenne la mesure des enjeux et impose des Assises Européennes de l’Agriculture,  afin de réunir des experts du monde agricole et économique,  pour adapter notre agriculture sur des marchés instables et en mutation permanente.

Les primaires pour 2017 c'est parti (ou pas !) et après ?

La date des primaires de la Droite et du Centre a été fixée au 20 et 27 novembre 2016. A Gauche la question de son organisation est posée par bon nombre d’acteurs politiques, alors que pour d’autres, le candidat naturel est le Président sortant.

Quoi qu’il en soit ces primaires ne feront que nier le pluralisme politique dans notre pays, en jouant par avance d’une certaine manière, le premier tour de l’élection présidentielle. Ce qui me paraît tout à fait contraire à notre Constitution en l’état actuel de celle-ci. En France, le déroulement de l'élection présidentielle est fixé par les articles 6, 7 et 58 de la Constitution Française. Les modalités de l'élection sont fixées par une loi organique et plus précisément celle du 6 novembre 1962, qui détermine dans son article II les dispositions du code électoral. Depuis le référendum de 1962, le scrutin présidentiel se déroule au suffrage universel uninominal direct. Si un candidat obtient la majorité absolue des suffrages exprimés (la moitié de ces suffrages plus une voix) au premier tour, il est élu. Dans le cas contraire, un second tour a lieu deux semaines plus tard pour départager les deux candidats arrivés en tête au premier tour. Là, le candidat qui obtient la majorité simple est élu.

Si l’on souhaite installer durablement ce système des primaires, afin de limiter la multiplication des candidatures, il conviendrait de se poser la question de la réforme du mode électif de l’élection présidentielle. Cela aurait peut-être le mérite de remotiver les citoyens, en ces temps où l’abstention se répète d’élections en élections. Mais il faudrait s’assurer quand même que tous les courants d’opinions puissent être représentés, alors que cela n’est déjà pas le cas dans les différentes représentations institutionnelles, du fait également de leur mode de scrutin. Par ailleurs, le vote blanc devrait avoir une véritable reconnaissance de la volonté de participer au débat démocratique en marquant un refus des choix ou des idées proposés. Même si une avancée a été faite dans ce sens par loi n° 2014-172 du 21 février 2014 et en vigueur depuis le 1er avril 2014, visant à reconnaître le vote blanc. Il serait impératif d’inclure ces votes blancs parmi les suffrages exprimés pour les confronter aux scores des candidats en lice, ce qui était prévu à l’époque dans la proposition de loi, mais refusé par l’Assemblée Nationale, où simplement 90 députés étaient présents dans l’hémicycle lors du vote ! En tout état de cause, il est fondamental de repenser l’élection présidentielle en modifiant la Constitution, afin d’assurer l’expression la plus large possibles des idées et laisser le choix aux citoyens de ses orientations politiques pour notre République dans les décennies à venir.

Sondage ODOXA

Le sondage ODOXA - Le Parisien - Aujourd'hui en France paru ce samedi 2 janvier 2016, montre une volonté des Français et des Françaises a un renouvellement de la classe politique. Cela est même une priorité. 88% des Français estimant qu’il n’y a pas assez de renouvellement de la classe politique dans notre pays ! Ce renouvellement est nécessaire à tous les niveaux, afin d'améliorer non seulement l'image de celle-ci, mais surtout des idées nouvelles. Retrouvez l'intégralité de ce sondage sur http://www.odoxa.fr/wp-content/uploads/2016/01/Odoxa-pour-le-Parisien-Aujourdhui-en-France-Le-renouvellement-en-politique.pdf

 

La corse pris au piège de la décentralisation !

L'assemblée de Corse est l'assemblée délibérante de la collectivité territoriale de la Corse. Composée de 51 conseillers élus au suffrage universel, elle est chargée d'élire le conseil exécutif de Corse.

Lors des dernières élections territoriales les 6 et 13 décembre 2015, les indépendantistes sont arrivés en tête des suffrages. Le mandat actuel est de deux ans pour permettre la mise en place de la collectivité territoriale unique de Corse au 1er janvier 2018, ceci après un échec en 2003. Le président élu, Jean-Guy TALAMONI, s’est rapidement démarqué dans son premier discours, le prononçant en langue Corse, alors que l’article 2 de la Constitution Française dit « la langue de la République est le Français ». Allant même jusqu’à demander la libération de prisonniers, qu’il qualifie de  « prisonniers politiques ». !

Rapidement, bon nombre de personnes se sont élevées contre son attitude et ses propos. Mais je ne peux que constater que la République, notre République, s’est faite prendre au piège des indépendantistes. Comment imaginer qu’il en aurait pu être autrement au bout de quelques années, en ayant mis en place en Corse une collectivité différente de celles des autres régions françaises ? La décentralisation pour fonctionner doit avoir un cadre, celui de continuer de défendre les valeurs et l’unité de la République.

Alors on peut facilement penser à ce qui se passera en 2018, lorsque la fusion de l’assemblée de  Corse et des deux départements de l’île sera effective. Comment avoir été aussi dupe de ce qui risque d’arriver ? Les lois votées lors des différentes étapes de la décentralisation ont eu pour effet de tracer un boulevard aux indépendantistes et à leurs revendications.

Elections Régionales 2015

Les élections régionales 2015 sont passées, avec au bout l'échec du Président de la République et de son gouvernement sur le nouveau découpage des régions. Car les résultats que l'on connaît à l'issue du premier tour sont bien le résultat de ce redécoupage, en dehors du fait d'une montée de l'extrême droite représentée par le FN, à cause de l'inefficacité des politiques menées depuis des décennies. Je ne pointe pas du doigt la droite ou la gauche, c'est la politique en générale qui a échoué. Alors que certains ont un sursaut politique, afin de faire différemment celle-ci à l'issue du second tour, que va-t-il rester de cet élan rassembleur dans quelques mois, alors que l'élection présidentielle pointra le bout de son nez ? Allons-nous continuer les même schémas d'opposition permanente qui mènent à l'échec ? Où allons-nous localement et nationalement être capable de faire de la politique autrement, pour un résultat qui redonnera la confiance et l'espoir perdu aux citoyens de notre République ?